Les escroqueries à l’emploi explosent depuis quelques années, profitant de la précarité de certaines personnes en recherche active d’un travail, d’un complément de revenus ou d’un emploi en télétravail. Arnaque bien rodée, elle peut vous coûter des milliers d’euros. Voici comment les identifier, s’en prémunir… et agir si vous êtes tombé dans le piège.

❌ Qu’est-ce qu’une arnaque au faux emploi ?
L’arnaque au faux travail consiste à se faire passer pour un recruteur ou un employeur (souvent étranger ou dans un secteur attractif comme la tech, les ONG, le design) pour escroquer de l’argent. Les escrocs utilisent souvent :
- des offres publiées sur des sites sérieux (Indeed, LinkedIn…),
- des faux contrats très convaincants,
- un discours rassurant pour mettre la victime en confiance.
L’objectif est toujours le même : vous soutirer de l’argent sous prétexte de frais de matériel, formation, ou en vous demandant de transférer des fonds pour tester votre « fiabilité ».
⚠️ Les signes qui doivent vous alerter
Voici les signaux d’alerte fréquents dans ce type d’escroquerie :
- Adresse e-mail générique (type @gmail.com, @consultant.com, etc.)
- Aucune vérification sérieuse de vos compétences ou CV
- Contrat de travail non conforme ou rapidement envoyé
- Emploi en télétravail intégral sans entretien en visioconférence
- Demande de virement personnel ou de transfert d’argent
- Pression psychologique (« c’est urgent », « vous risquez de perdre l’opportunité »)
💬 Exemple de cas traité
Une cliente a récemment été victime d’une arnaque de ce type. Après avoir postulé à une offre attractive pour un poste de gestion administrative à domicile, elle a été « recrutée » par un faux employeur. Le faux recruteur l’a convaincue d’acheter du matériel professionnel (ordinateur, logiciel, etc.) en avançant les fonds.
Résultat : plusieurs virements ont été réalisés vers des comptes frauduleux à l’étranger, pour un préjudice de plus de 9 000 euros. Sa banque a refusé de la rembourser au motif que les virements étaient « autorisés ».
📌 Que faire si vous êtes victime ?
1 – Rassemblez toutes les preuves (emails, SMS, contrat, virements, Ă©changes…)
2 – DĂ©posez plainte au commissariat ou par courrier au procureur de la RĂ©publique
3 – Avertissez votre banque immĂ©diatement
4 – Faites un courrier de rĂ©clamation avec assistance juridique pour invoquer :
- le devoir de vigilance bancaire
- l’abus de faiblesse si vous êtes en situation de handicap ou de précarité
5 – Saisissez le mĂ©diateur bancaire si nĂ©cessaire
6 – Envisagez un recours judiciaire si la banque refuse de rembourser

🙋 Besoin d’aide ? Nous vous accompagnons.
Chez JURIS CONSULTING, nous assistons juridiquement les victimes d’arnaques bancaires et internet. Nous rédigeons vos courriers, argumentons sur la jurisprudence récente et défendons vos droits face aux banques.
Liens utiles
DGCCRF – SignalConso (pour signaler une arnaque)
👉 https://signal.conso.gouv.fr/
➡️ Utile si l’arnaque implique une entreprise ou une fausse offre d’emploi commerciale.
Pharos – Plateforme de signalement
👉 https://www.internet-signalement.gouv.fr/
➡️ Pour signaler une escroquerie en ligne directement aux autorités (Police/Gendarmerie).

